Lecture estivale ?
Pas vraiment, ce numéro du Elle attend sagement sur mon bureau depuis fin mars que je vous en parle.
L’excellent article de Sarah Bony « ces vêtements qui nous empoisonnent » a tout de suite attiré mon attention et sa lecture a tenu les promesses laissées entrevoir par son titre.
Un constat : 25% des ventes de vêtements en ligne proviennent de l’ultra fast-fashion. Ces vêtements présentent un risque grave pour la santé de ceux qui les portent, à tel point, que la journaliste évoque une jeune femme en parcours de PMA à laquelle les médecins ont conseillé, entre autres recommandations, d’être vigilante quant à la composition de ses vêtements.
En effet, les vêtements contiennent des perturbateurs endocriniens qui nuisent à la santé et sont préjudiciables pour la fertilité. (Comme l’utilisation de poêle à revêtement anti-adhésif remarque l’auteur).
Certaines associations tentent de sensibiliser les influenceuses pour leur expliquer que la fast fashion, en plus de copier impunément les marques, nuit directement à la santé.
L’article donne l’exemple des traitements appliqués aux vêtements pour les rendre infroissables, imperméables qui utilisent les mêmes substances toxiques que celle des fameuses poêles (dites les polluants éternels) dont on a beaucoup parlé récemment.
Autres exemples : le formaldhéhyde utilisé dans les vêtements synthétiques pour les rendre résistants, le diméthylfulmarate utilisé pour stocker les textile (antifongique) qui entraine des réactions allergiques, des problèmes respiratoires (interdits en Europe mais trouvés couramment dans les vêtements).
Le problème de la toxicité des vêtements est moins connue que celle des cosmétiques ajoute la journaliste, qui conseille a minima de laver les vêtements avant de les porter, privilégier les matières naturelles et la seconde main (il y a quelques années les vêtements étaient moins porteurs de substances toxiques), et de redoubler de prudence pour les femmes enceintes et les jeunes enfants.
Avant de conclure, après l’alimentation, il est temps de réfléchir à ce que l’on porte.
Mon avis : bravo à ELLE pour cet effort de sensibilisation, l’article est clair et sans équivoque. Il joue bien son rôle de vulgarisation et confirme ce à quoi je suis sensibilisée depuis de nombreuses années.
J’aimerais ajouter que la (ultra) fast-fashion est loin d’être la seule coupable. Les marques, même haut de gamme, donnent peu ou pas de précisions sur l’innocuité des vêtements qu’elles produisent. Elles cherchent à minimiser les coûts et ne sont sans doute pas très informées.
C’est l’ensemble des acteurs textile qui sont responsables de débarrasser leurs vêtements de substances hautement toxiques dont on commence tout juste à parler.
En attendant il incombe aux consommateurs de lire les étiquettes, de se renseigner sur la philosophie des marques, chaque achat est un acte hautement porteur de sens et aux conséquences multiples. Et il y a urgence ! source : ELLE du 29 mars 2025 Infertilité et cancers infantiles : quand les vêtements nous empoisonnent Sarah Bony
Pourquoi les vêtements sont toxiques
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